En 2018, la cause première de la déforestation dans le monde n’est plus le développement du secteur papetier (au contraire des commodités agricoles). Cela n’a toutefois pas toujours été ainsi. Ces 30 dernières années, les forêts naturelles comme les autres milieux à haute valeur de conservation (zones humides, tourbières, prairies) ont très fréquemment fait l’objet d’une substitution par de grandes plantations industrielles. Ces monocultures d’arbres à croissance rapide (une demi-douzaine d’espèces d’Acacia sp., Eucalyptus sp. et Pinus sp.), exploitées par grande coupe rase à un âge inférieur à 30 ans, repré- sentent un appauvrissement significatif de la biodiversité forestière à l’échelle de vastes territoires. Ce modèle est indispensable à assouvir la soif de ressources forestières du monde. De nouvelles approches des plantations industrielles prenant mieux en compte les besoins de la nature et des communautés locales commencent toutefois à se développer. L’amélioration du modèle passe par un effort drastique de design des plantations suivant une approche d’écologie du paysage (http://newgenerationplantations.org/). Celles-ci peuvent alors être certifiables FSC. Notons enfin que certains groupes papetiers testent l’usage d’arbres forestiers transgéniques, lorsque les lois du pays le permettent (Brésil ou Chine par exemple). Si l’utilisation à vaste échelle des arbres OGM n’est fort heureusement pas généralisée dans le secteur papetier, celle-ci pourrait poser de très graves problèmes écologiques (Vallauri et Thomas, 2008). L’utilisation d’OGM est interdite dans le cadre de la certification FSC.